Véridique ou imposteur ?

Véridique ou imposteur ?

2.3.1 : La plus grande personnalité de l’Histoire

alt text

Il est l’homme le plus influent de toute l’histoire de l’humanité… En effet, l’historien Michael Hart, dans son livre où il établit un classement des 100 personnes les plus influentes de toute l’histoire de l’humanité, place le prophète Mohammed en première position. Pour justifier son choix, il déclare :

Mon choix d’avoir mis Mohammed en tête de liste des personnes les plus influentes au monde vont peut-être étonner certains lecteurs et remis en question par d’autres. Mais c’est le seul homme de toute l’histoire à avoir connu un franc succès à la fois dans le domaine religieux mais aussi dans le domaine séculier.

Michael H.Hart The 100, a Ranking of the most Influencial persons in History, p.3.

alt text

Il est aussi l’un des plus grands leaders de toute l’histoire de l’humanité…En effet, l’académicien John Adair, l’un des plus grands spécialistes au monde sur le leadership, écrivit, en 2010, un livre intitulé “Le leadership de Mohammed” où il explique pourquoi le prophète Mohammed était l’un des plus grands leaders de tous les temps et pourquoi ses qualités de leadership étaient exceptionnelles. Il déclare par exemple :

Si vous deviez évaluer les plus grands leaders de l’histoire du monde, le nom de Mohammed serait dans le top trois.

John Adair The Life of Muhammad, BBC, 2011.

Il est aussi l’un des plus grands hommes de toute l’histoire de l’humanité…L’historien français Alphonse de Lamartine, disait à son sujet :

Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de 20 empires terrestres et d’un Empire spirituel, voilà Mohammed ! À toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?

Alphonse de Lamartine Histoire de la Turquie, p.280.

alt text

Le prophète Mohammed figure donc incontestablement parmi les hommes les plus importants de toute l’histoire de l’humanité. Mais était-il un vrai prophète ou seulement un imposteur ?

Car étant donné qu’il a revendiqué être un prophète de Dieu, il existe uniquement trois options :

  • Soit il a dit la vérité et était un vrai prophète.
  • Soit il a menti consciemment et était donc un imposteur qui a voulu se faire passer pour un prophète.
  • Soit il pensait réellement qu’il était un prophète alors que cela n’était pas le cas, car il fut victime d’illusion ou de maladies mentales.

Afin de savoir quelle option semble être la plus raisonnable, nous allons nous intéresser à la biographie du prophète Mohammed.


2.3.2 : Une biographie très détaillée

alt text

À notre époque, beaucoup de gens ne se rendent pas compte que le prophète Mohammed est sans aucun doute la personne dans toute l’histoire de l’humanité dont la vie a été rapportée avec le plus de détails. L’écrivain britannique du 20e siècle Ronald Bodley déclare à ce sujet :

L’histoire de Mohammed est extrêmement claire. Ici, au lieu de l’ombre et du mystère, nous avons l’Histoire. Nous savons autant de Mohammed que des hommes qui ont vécu beaucoup plus proches de notre époque. Sa vie publique, sa jeunesse, ses proches et ses habitudes ne sont ni des légendes, ni des rumeurs. Sa vie privée quant à elle, après que sa mission a été proclamée, n’est pas une tradition vague d’un quelconque prédicateur obscur ou perplexe.

Ronald Bodley The Messenger : The Life of Mohammed, p.1.

alt text

En effet, nous connaissons aujourd’hui presque tous les détails de la vie du prophète Mohammed car quasiment tous ses faits, ses gestes et ses paroles ont été minutieusement rapportés après sa mort par son entourage. Des biographies très détaillées ont ensuite été écrites et ses paroles ont été collectées puis compilées dans de nombreux recueils.

Certains savants de l’Islam estiment qu’il existerait environ 100 000 narrations du prophète Mohammed qui ont été collectées dans les différents recueils depuis sa mort.

De plus, ces traditions prophétiques ont été transmises et collectées avec des chaînes de transmission afin de pouvoir vérifier leur degré d’authenticité. Abdullah ibn al-Mubarak, l’un des plus grands savants de l’Islam, disait à ce sujet :

Les chaînes de transmission font partie intégrante de la religion, et si cela n’avait pas été le cas, quiconque aurait pu dire ce qu’il voulait.

Abdullah ibn al-Mubarak Introduction de l’Authentique de Mouslim.

alt text

Cette étude des chaînes de transmission avec lesquelles ont été rapportées les narrations du prophète Mohammed a formé une science rigoureuse, complexe et très développée qui a permis de faire la distinction entre les narrations authentiques du prophète Mohammed et celles qui ont été inventées.
Étant donné que la vie du prophète Mohammed est connue dans presque tous les moindres détails, ne devrait-on pas logiquement trouver des indices dans sa vie nous permettant de savoir s’il était un imposteur ou un vrai prophète ?


2.3.3 : Nécessairement une raison

alt text

Si Mohammed n’était pas un vrai prophète, alors il reste uniquement les deux dernières options :

    • 1) Soit il a menti consciemment et était donc un imposteur qui a voulu se faire passer pour un prophète.
    • 2) Soit il pensait réellement qu’il était un prophète alors que cela n’était pas le cas, car il fut victime d’illusion ou de maladies mentales.

alt text

La différence est que dans l’option numéro l’option N°2, Mohammad n’était pas sincère, car il a menti consciemment tandis ce que dans l’option N°3, Mohammed était sincère, car il pensait réellement qu’il était prophète. Ces deux options, bien que différentes, impliquent néanmoins que Mohammed était un imposteur car dans les deux cas, Mohammed a trompé les gens consciemment ou inconsciemment en se faisant passer pour un prophète alors que cela n’était pas le cas. Et si une personne se fait passer pour un prophète alors que cela n’est pas le cas, n’est-il pas raisonnable de penser qu’il y a nécessairement une raison ? Car quel est l’intérêt de se faire passer pour un prophète sans raison ?

alt text

De plus, en appelant les gens au monothéisme, le prophète Mohammed était certain de recevoir des percussions et des menaces de mort, car les habitants de La Mecque à son époque adoraient des idoles qui étaient ce qu’ils aimaient le plus. Par conséquent, en sachant qu’il allait recevoir des persécutions, n’est-il pas raisonnable de penser qu’il se devait d’avoir une bonne raison de se proclamer prophète si cela n’était pas le cas ? Alors si Mohammed a essayé de duper les gens en se proclamant prophète, quelle aurait pu être la raison ?

  • A-t-il fait cela pour l’argent ?
  • A-t-il fait cela pour le pouvoir ?
  • A-t-il fait cela pour les femmes ?
  • A-t-il fait cela pour améliorer la société dans laquelle il vivait ?
  • A-t-il fait cela parce qu’il était malade mentalement ?

alt text

En sachant que l’on connaît quasiment tous sur le prophète Mohammed, ne suffit-il pas d’analyser sa vie pour trouver la raison qui l’a poussé à se faire passer pour un prophète si cela n’était pas le cas ? Car s’il fut un faux prophète, n’est-il pas raisonnable de penser que la raison pour laquelle il s’est proclamé prophète va automatiquement se refléter dans ses actions, ses paroles et sa manière de vivre ? Par exemple, s’il a fait cela pour de l’argent, n’est-il pas logique que ses actions devraient être faites afin de l’enrichir ? N’est-il pas logique aussi que ses paroles devraient inciter les autres à lui donner de l’argent ? Et que sa manière de vivre devrait être celle d’une personne riche vivant dans le luxe ?

Peu importe donc la raison, celles-ci ne devrait-elle donc pas logiquement se refléter dans ses actions, ses paroles et sa manière de vivre ? À partir de ce constat logique, analysons les principales possibilités.


2.3.4 : Aurait-il pu se proclamer prophète pour l’argent afin d’acquérir des biens matériels ?

alt text

Avant le début de sa mission prophétique à l’âge de 40 ans, Mohammed n’avait aucun souci financier, car il était un marchand réputé et prospère qui gagnait un salaire satisfaisant et suffisant. L’écrivain Roger Foehrle dit à ce propos :

Il est établi que si l’événement de la Révélation n’avait pas changé le cours de la vie de Mohammed, celui-ci aurait terminé sa carrière comme un influent et riche marchant quoraïshite (de la tribu des Qoraïch), dans la pure tradition de sa famille.

Roger Foehrle L’Islam pour les profs, p.42.

alt text

Si Mohammed était déjà donc riche avant la révélation, quelle aurait été l’utilité de se proclamer prophète pour devenir riche ? De plus, après le début de sa mission comme prophète, et à cause de cette mission, sa situation matérielle se détériora. Nous savons par exemple qu’après le début de sa mission, Mohammed vivait dans une maison d’environ 2m carré.
Son matelas sur lequel il dormait était loin d’être confortable, car il était fait de cuir rembourré avec des fibres de palmiers. Une narration rapporte même que, lorsque Omar, l’un de ses compagnons, vit cette extrême pauvreté dans laquelle vivait le prophète Mohammed, il se mit à pleurer. Lorsque ensuite le prophète Mohammed lui demanda pourquoi il pleura, Omar répondit :

Ô Prophète de Dieu ! Comment ne pas pleurer en voyant les traces qu’ont laissé la natte sur ton flanc et cette maison qui ne contient presque rien ? Et comment ne pas pleurer en comparant ta situation dans ta petite chambre, toi qui es l’envoyé de Dieu, à celle de César ou de l’empereur Khosro qui jouissent des fruits et des ruisseaux ? Le prophète Mohammed répondit : “Oh Omar, n’es-tu pas satisfait de savoir que nous aurons les richesses de l’au-delà et qu’eux ont les richesses de ce bas monde ?” Omar répondit : “Si”.

Omar ibn Al Khattab Authentique de Mouslim, narration N°1479 a.

alt text

Il arrivait que plusieurs mois passaient sans qu’un feu soit allumé dans sa maison pour cuisiner. Pendant ce temps, le prophète Mohammed se nourrissait uniquement de dattes et d’eau. Sahl ibn Sa’ad, l’un de ses compagnons, rapporte aussi que Mohammed n’a pas mangé de pain fait à base de farine raffinée à partir du moment où Dieu lui a confié la mission de prophète jusqu’à sa mort. Lorsqu’il est mort, il n’y avait aucun argent que l’on pouvait hériter de lui, car il a laissé uniquement sa mule blanche, quelques objets et une parcelle de terre. Le prophète Mohammed a vécu cette situation de pauvreté quoique la trésorerie musulmane fût à sa disposition.

Pourquoi, donc, vivre dans une situation de pauvreté alors que vous avez les moyens de devenir riche, si votre but est l’acquisition de biens matériels ? Tout l’argent qui rentrait était immédiatement redistribué aux pauvres, aux orphelins et dans l’intérêt de la communauté. Jabir ibn Adbillah, l’un des compagnons du prophète Mohammed, rapporte à son sujet :

Jamais on n’a demandé quelque chose au messager de Dieu et qu’il ait dit non.

Jabir ibn Adbillah Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°6034.

Anas, un autre compagnon du prophète Mohammed rapporte quant à lui à son sujet :

Une fois quelqu’un vint à lui et il lui donna un troupeau remplissant l’espace qui séparait deux montagnes. Cet homme retourna parmi les siens et leur dit : “Ô mon peuple ! Entrez en Islam, car ce Mohammed donne à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté”.

Anas Authentique de Mouslim, narration N°2312 b.

alt text

Abdullah ibn abbas, un autre compagnon déclara quant à lui que le prophète Mohammed était plus généreux que les vents chargés de faire tomber la pluie. Comment donc expliquer cette générosité sans limite tout en restant dans une situation de pauvreté, si votre motif est de devenir riche ? Car si votre but est de devenir riche, n’est-il pas raisonnable que vous alliez logiquement tout garder pour vous ou une grande partie ?

Lorsque l’on analyse ses paroles cette fois-ci, là encore cela ne correspond pas avec quelqu’un dont le but est de faire de l’argent ou d’acquérir des biens matériels. Par exemple, lorsque ses compagnons lui ont proposé un matelas pour dormir, il a répondu :

Quelle relation ai-je avec cette vie d’ici-bas ? Je ne suis dans cette vie que comme un cavalier qui s’est arrêté à l’ombre d’un arbre puis ensuite est reparti pour reprendre son voyage en laissant l’arbre derrière lui.

Prophète Mohammed Recueil d’At-Tirmidhi, Narration jugée authentique n°2377.

Ses enseignements reflètent et confirment aussi cette parole d’après l’un de ses compagnons Ibn Omar qui déclare à ce sujet :

L’envoyé de Dieu me saisit par les deux épaules et me dit : “Oh Ibn Omar, soit dans ce monde comme un étranger ou comme quelqu’un de passage”.

Ibn Omar Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°6416.

Lorsque vous êtes un étranger, vous prenez uniquement ce dont vous avez besoin pour votre voyage donc vous n’attachez pas d’importance à la grande accumulation des biens matériels. En vu donc de sa vie, ses actions et ses paroles, n’est-il pas raisonnable de penser qu’il n’ait pas pu se proclamer prophète pour de l’argent ?


2.3.5 : Aurait-il pu se proclamer prophète pour le pouvoir ou la notoriété ?

alt text

Est-ce possible que Mohammed ait pu prétendre être prophète afin d’acquérir du prestige, de l’importance et du pouvoir ? Le désir de jouir du prestige et du pouvoir est habituellement associé aux beaux habits, aux grands palais et à une autorité incontestable.

alt text

En revanche, lorsque l’on analyse la vie du prophète Mohammed, on remarque que sa vie était un modèle étonnant de simplicité et d’humilité. Par exemple, tandis que les hommes qui ont du pouvoir ont généralement un style de vie différent des autres, le style de vie du prophète Mohammed était identique à celui de ses compagnons. L’écrivain américain Washington Irving dit à ce sujet :

Le style de vie du prophète n’était pas supérieur à celui de ses compagnons.

Washington Irving Mahomet and His Successors, p.113.

alt text

Un jour, un Bédouin du désert était venu rendre visite au prophète Mohammed, qui était assis avec ses compagnons dans sa mosquée. Lorsque le bédouin entra, et celui-ci n’avait jamais vu le prophète auparavant, il a dû demander qui était Mohammed. Cette histoire montre que si ce bédouin a dû demander qui était Mohammed, alors le prophète Mohammed devait être habillé comme tout le monde.

En revanche, les personnes qui aiment le pouvoir s’habillent généralement d’une façon à montrer leur importance, ce qui n’était pas le cas du prophète Mohammed. De plus, si ce Bédouin n’a pas pu reconnaître Mohammed, alors cela nous prouve aussi qu’il n’était pas assis sur un trône ou une grande chaise, comme le font les gens qui ont du pouvoir. Washington Irving déclare au sujet du prophète Mohammed :

Il ne se livrait à aucune extravagance dans sa manière de s’habiller, comme le fait un esprit mesquin plein d’ostentation ; Sa simplicité dans l’habillement n’était pas compromise et était le résultat d’un réel mépris de se distinguer des choses triviales.

Ibid p.234.

alt text

Nous savons aussi qu’il trayait lui-même sa chèvre, raccommodait ses vêtements, réparait ses souliers, participait aux tâches ménagères et visitait même les pauvres lorsqu’ils étaient malades. Il aida aussi ses compagnons à creuser une tranchée en retirant le sable avec eux. Anas ibn Malik, l’un de ses compagnons, disait aussi que le prophète Mohammed n’aimait pas que l’on se lève pour lui.

De plus, le prophète Mohammed garda cette grande humilité même lorsqu’il aurait pu faire preuve de fierté. Washington Irvin dit à ce sujet :

À l’époque de sa plus grande puissance, il a maintenu la même simplicité dans ses manières et ses apparences comme dans les jours de l’adversité. Loin d’afficher un statut royal, il était mécontent si, en entrant dans une pièce, des témoignages exceptionnels de respect lui étaient faits.

Ibid p.242.

alt text

Alors si Mohammed s’est fait passer pour un prophète pour avoir du pouvoir, pourquoi restait-il si humble à ce point-là ? Son style de vie ressemble-t-il donc à quelqu’un qui cherche à obtenir du pouvoir ? Et qu’en est-il de ses paroles ? Un jour un homme vient le voir pour le consulter sur une affaire et après la conversation l’homme dit au prophète Mohammed : “Si Dieu le veut et si toi tu le veut”.

En disant cette parole, cet homme plaça donc la volonté de Dieu au même niveau que la volonté du prophète Mohammed. Et alors que quelqu’un qui cherche la notoriété et le pouvoir aurait sûrement répondu “oui bien sûr”, le prophète Mohammed lui répondit :

M’as-tu associé avec Dieu ? Dis plutôt : “Si Dieu seul le veut”.

Prophète Mohammed Rapporté par Al-Boukhari dans ‘Al Adab Al Moufrade’, Narration N°783.

Dans une autre parole, le prophète a dit, d’après la traduction du sens :

N’exagérez pas envers moi comme l’ont fait les chrétiens avec Jésus fils de Marie, je ne suis qu’un serviteur. Dites donc : le serviteur de Dieu et Son messager.

Prophète Mohammed Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°3445.

alt text

S’il cherchait donc le pouvoir et la notoriété, pourquoi insiste-t-il donc sur le fait de ne pas exagérer sur son statut ? De même, si le prophète Mohammed s’est fait passer pour un prophète pour la notoriété, alors le Coran ne devrait-il pas logiquement que parler de lui en lui faisant que des éloges ? Alors si tel est le cas, pourquoi Mohammed est mentionné dans le Coran seulement 4 fois contre 25 pour Jésus et 146 pour Moïse ? Pourquoi de plus le Coran fait-il des reproches au prophète Mohammed à plusieurs reprises ?

alt text

Si vous cherchez la notoriété, n’est-il pas raisonnable que vous alliez vous mettre en avant et essayer de cacher vos défauts ? Alors pourquoi dans le Coran le prophète Mohammed est-il mis en arrière par rapport à d’autres prophètes comme Jésus ou Moïse ? Est-il raisonnable de penser que quelqu’un qui cherche la notoriété va parler davantage d’autres personnes que de lui-même ?
De plus, le Coran mentionne clairement que Mohammed n’est qu’un être humain comme tout le monde. Au chapitre 18, le Coran mentionne, d’après la traduction du sens :

Dis : Je ne suis, en fait, qu’un être humain comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur.

Le Saint Coran Traduction approximative du sens du verset 110 de la Sourate N°18 ‘La Caverne’.

En vue donc de sa vie, ses actions et ses paroles, n’est-il pas raisonnable de penser qu’il n’a pas pu se proclamer prophète pour le pouvoir et la notoriété ? Roger Foehrle dit concernant ce point :

Toute l’action de Mohammed n’est pas assouvissement d’une soif de pouvoir ou de domination, mais conscience de porter le message divin qui doit être transmis impérativement à tous les Hommes.

Roger Foehrle L’Islam pour les profs, p.59.

2.3.6 : Aurait-il pu se proclamer prophète pour les femmes ?

alt text

Si le prophète Mohammed s’est fait passer pour un prophète afin d’obtenir de nombreuses femmes, alors cela implique qu’il était un “coureur de jupons”. Car une personne qui cherche à charmer et à avoir un certain nombre de femmes est ce que l’on appelle un “coureur de jupons”. En sachant cela, lorsque l’on analyse sa vie, ses actions et ses paroles, on se rend vite compte que cela ne s’accorde pas vraiment avec les caractéristiques d’un “coureur de jupons”.

alt text

En effet, bien qu’il eût 11 femmes au total, la plupart de ses mariages se sont effectués pour des raisons religieuses, politiques ou sociales. Concernant les raisons politiques, le prophète Mohammed se maria par exemple avec des femmes appartenant à certaines tribus arabes puissantes, afin de faciliter la transmission du message. L’historien français Claude Cahen déclare à ce sujet :

La polémique a beaucoup insisté sur la sensualité du Prophète et les neufs épouses qu’il eut après la mort de Khadidja (sa première épouse). Mais, outre que la mentalité arabe ne voyait aucun mal à user de la nature humaine telle que Dieu l’avait faite, il est certain que la plupart de ces unions avaient un caractère politique et accompagnait le ralliement de tel notable ou de tel clan.

Claude Cahen L’Islam des origines au début de l’Empire ottoman, p.23.

alt text

Quant aux raisons sociales, le prophète Mohammed maria certaines femmes veuves qui n’avaient aucune ressource pour subvenir à leurs besoins. Tous ces mariages n’étaient donc pas faits par désir d’obtenir un grand nombre de femmes, comme certains pourraient le penser.

D’ailleurs, lorsqu’il se maria pour la première fois à l’âge de 25 ans, Khadidja, sa première épouse, avait 15 ans de plus que lui. Et bien que la polygamie était une règle générale dans la société dans laquelle il vivait et que le divorce était très facile, le prophète Mohammed resta 25 ans avec elle uniquement sans se marier avec d’autres femmes.

alt text

Est-ce là les caractéristiques d’un “coureur de jupons” que de se marier avec une femme bien plus âgée et de rester seulement avec une seule femme pendant tant d’années dans une société ou la polygamie était couramment pratiquée ? De plus, si le prophète Mohammed s’est fait passer pour un prophète pour les femmes, comment se fait-il que le Coran lui limite le nombre de ses femmes ? Au chapitre 33, on peut y lire, d’après la traduction du sens :

Il ne t’est plus permis désormais de prendre d’autres femmes, ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît, à l’exception des esclaves que tu possèdes. Et Dieu observe toute chose.

Le Saint Coran Traduction approximative du sens du verset 52 de la Sourate N°33 ‘Les Coalisés’.

alt text

Alors est-il raisonnable de penser qu’un “coureur de jupons” va se limiter le nombre de femmes ? N’est-il donc pas illogique de penser que Mohammed s’est fait passer pour un prophète, car il était un “coureur de jupons” désireux de satisfaire ses besoins charnels ?

L’historien écossais Thomas Carlyle disait d’ailleurs à ce propos :

Mohammed lui-même, après tout ce qui peut être dit à propos de lui, n’était pas un homme sensuel. On se trompe grandement si l’on considère cet homme comme un homme voluptueux, dont l’intérêt se porte principalement dans la recherche des plaisirs, des jouissances de toutes sortes.

Thomas Carlyle On Hero-worship and the Heroic in History, p.69.

2.3.7 : Aurait-il pu se proclamer prophète afin d’améliorer sa société ?

alt text

Avec l’avènement de l’Islam, les conditions politiques, économiques et sociales ont radicalement changé. Des principes d’égalité, de justice et de solidarité, ont été établis dans toute la péninsule arabe. De ce fait, pourquoi le prophète Mohammed ne sait-il pas fait passer pour un prophète simplement pour améliorer les conditions de vie de ces concitoyens ?

alt text

Pour les musulmans, cette supposition soulève de nombreux problèmes, car si cela avait été la raison, alors quel était l’intérêt pour le prophète Mohammed de parler de choses religieuses par exemple en rapport avec la croyance, la mort ou la vie future ? Comment se fait-il que la plupart de ses paroles ont un caractère religieux et non séculier si son seul but avait été d’améliorer les conditions de vie du pays ?

alt text

Par exemple, il expliqua en détails certaines choses relatives à la foi, aux Noms et aux attributs de Dieu, à la croyance aux anges, au destin, au jour du jugement dernier, au paradis et à l’enfer, aux signes de la fin des temps ainsi que le voyage de l’âme après la mort. Il expliqua aussi en détail certaines histoires des prophètes qui l’ont précédé, comment faire les ablutions, la prière, l’aumône, le jeune, le pèlerinage, comment expier les péchés, comment réciter le Coran et beaucoup d’autres choses de nature religieuse.

alt text

Si le prophète Mohammed avait voulu simplement changer certains vices de sa société, quel aurait été l’intérêt de parler de tous ces détails religieux ? Car si votre seul but est d’améliorer les moeurs d’une société, quel est l’intérêt d’enseigner au peuple des signes de la fin du monde ou bien des récits de l’histoire de la création ? Est-ce donc raisonnable de penser que le prophète Mohammed s’est fait passer pour un prophète pour améliorer sa société ?

De plus, pour les musulmans, le fait que le prophète Mohammed a réussi à transformer la société d’une manière si radicale en seulement 23 ans est justement une indication de plus qu’il était bien un prophète. Car en seulement une vingtaines d’années, le prophète Mohammed a transformé une société entière :

  • Du polythéisme vers le monothéisme.
  • De la débauche à la piété.
  • De l’anarchie à un gouvernement.
  • De la division à l’unité.
  • Du racisme à l’égalité.
  • De l’oppression à la justice.

Comment est-ce possible donc qu’un homme puisse créer une révolution si radicale en une si courte période de temps sans aucun moyen ? Le révérend Bosworth Smith a d’ailleurs déclaré au sujet du prophète Mohammed :

Chef d’État ainsi que des affaires religieuses, il était César et le pape tout en un ; mais il était pape, sans prétention, et Cesar sans les légions de César. Sans armée permanente, sans garde du corps, sans palais et sans un revenu fixe. Si jamais un homme avait le droit de dire qu’il gouvernait par un droit divin, ce serait bien Mohammed, car il avait tout le pouvoir sans ses instruments et sans son soutien.

R. Bosworth Smith. Mohammed and Mohammedanism, p.235.

Alphonse de Lamartine déclare quant à lui :

Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mohammed ?

Alphonse de Lamartine Histoire de la Turquie, Vol.1, p.277.

alt text

La mission du prophète Mohammed n’a duré que 23 ans. Malgré ce court laps de temps et le fait qu’il est parti de rien, il a donc réussi à transformer radicalement tous les domaines d’une société (religieux, social, politique et économique), ce qui engendra par la suite la plus grande révolution que l’humanité n’ait jamais connue. L’historien français, Alphonse De Lamartine, dit concernant ce point :

Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable révolution dans le monde.

Ibid.

Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires, ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles souvent écroulées devant eux. Celui-là (Mohammed) a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’Hommes sur un tiers du globe habité, mais il a remué de plus des autels, des dieux, des idées, des croyances et des âmes.

Alphonse de Lamartine Histoire de la Turquie, Vol.1, p.277-278.

alt text

Comment donc un homme avec si peu de moyens a-t-il pu créer un si grand impact aux quatre coins du monde, impact qui continue de grandir près de 14 siècles après sa disparition ? N’est-ce donc pas raisonnable de penser qu’une aide divine a nécessairement été impliquée ?
L’historien William Montgomery Watt, considéré comme l’un des plus grands orientalistes du 20e siècle, reconnu d’ailleurs cela. Dans une interview vers la fin de sa vie, il déclara :

Je crois cependant que Mohammed, comme les anciens prophètes, a eu de véritables expériences religieuses. Je crois qu’il a vraiment reçu quelque chose directement de Dieu. Par conséquent, je crois que le Coran provient de Dieu. Mohammed n’aurait pas pu causer le grand essor dans la religion comme il a fait sans la bénédiction de Dieu.

William Montgomery Watt Revue Reflections, Août 2000.

Il est important aussi de clarifier ici que l’impact engendré par le prophète Mohammed ne s’est pas réalisé avec l’épée, comme beaucoup ont tendance à croire. L’écrivain James Michener dit d’ailleurs à ce sujet :

L’Occident a largement admis que cette montée de la religion a été rendue possible par l’épée. Mais aucun savant moderne n’accepte cette idée, et le Coran est explicite en supportant la liberté de conscience.

James Michener Islam: The Misunderstood Religion, Reader’s Digest, Mai 1955.

L’orientaliste Laura Vaglieri dit quant à elle à ce sujet :

Ce n’était pas l’usage de la force, ni les efforts de missionnaires insistants qui ont provoqué la propagation rapide de l’Islam. Au contraire, c’était le fait que le livre qui a été présenté par les musulmans aux peuples conquis, avec la liberté d’accepter ou de rejeter, était le livre de Dieu, la parole de la vérité, le plus grand miracle que Mohammed aurait pu présenté aux hésitants sur la terre.

Laura Veccia Vaglieri An Introduction of Islam, p.44-45.

2.3.8 : Aurait-il pu se proclamer prophète afin de faire triompher sa tribu ?

alt text

Lorsque l’on analyse les enseignements du prophète Mohammed, on découvre de nombreuses paroles allant à l’encontre de toute sorte d’idéologie de supériorité des races ou de tribus. Par exemple, il a déclaré, d’après la traduction du sens que :

Dieu vous a abrogé la fierté de l’ère païenne et l’honneur des ancêtres (le fait de se vanter de sa descendance).

Prophète Mohammed Recueil de l’imam At-Tirmidhi, narration jugée bonne N°4337.

Ô gens ! Vous avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un Arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété.

Prophète Mohammed Recueil de l’imam Ahmad, Narration jugée authentique n°23489.

Dieu ne regarde pas vos apparences et vos biens, mais Il regarde vos cœurs et vos actes.

Prophète Mohammed Authentique de Mouslim, narration N°2564 c.

Le Coran mentionne également l’égalité entre tous les êtres humains qui se distinguent auprès de Dieu uniquement par la piété :

Ô vous les Hommes, nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. En vérité, le plus méritant d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est Omniscient et bien Informé.

Le Saint Coran Traduction approximative du sens du verset 13 de la Sourate N°49 ‘Les Appartements’.

Quant au tribalisme, le Coran le dénonce à plusieurs endroits. L’historien Joseph Morsel confirme cela lorsqu’il dit :

Plusieurs sourates ou versets du Coran sont hostiles au tribalisme, soit en présentant Mohammed comme un homme à qui Dieu a assuré la solidarité qui était du ressort tribal (XCIII, XCIV), soit en indiquant le rejet dont il a été l’objet de la part des siens, qui l’accusaient de trahir les traditions des ancêtres (« anciens ») de la tribu (XXV, 5), soit en soulignant l’inutilité de la solidarité parentale du point de vue eschatologique.

Joseph Morsel L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat, p.117.

Donc si le prophète Mohammed s’est proclamé prophète pour faire triompher sa tribu, pourquoi a-t-il prêché contre n’importe quelle forme de racisme, de tribalisme ou de nationalisme ? Et pourquoi le Coran dénonce le tribalisme ? N’est-il donc pas raisonnable de penser qu’il n’a pas pu faire cela pour cette raison ?


2.3.9 : Aurait-il pu se proclamer prophète car il était malade mentalement ?

alt text

Selon les professionnels de la santé, les personnes affligées de maladie mentale souffrent généralement de troubles de la pensée qui se caractérisent généralement par des propos absurdes et un langage mal structuré. Alors ce genre de caractéristiques étaient-elles présentes chez le prophète Mohammed ? Thomas Carlyle dit au sujet de la façon de parler du prophète Mohammed :

Ses compagnons avaient observé que ses propos étaient toujours chargés de sens. C’était un homme plutôt taciturne, qui se taisait quand il n’y avait rien à dire, mais qui se montrait pertinent, sage et sincère lorsqu’il parlait, jetant toujours une lumière nouvelle sur le sujet. Des propos de cette sorte sont les seuls qui valent vraiment d’être tenus !

Thomas Carlyle On Heroes, Hero-worship and the Heroic in History, p.51.

alt text

En effet, en lisant les paroles du prophète Mohammed, on remarque qu’il s’exprimait toujours de manière claire et distincte. Voici ci-dessous quelques paroles authentiques du prophète Mohammed.

Jugez par vous-même si de tels propos pourraient provenir d’un malade mental :

L’homme fort n’est pas celui qui est fort au combat, mais plutôt celui qui s’avère capable de se maîtriser en cas de colère.

Prophète Mohammed Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°6114.

La vraie richesse n’est pas celle de l’abondance des biens terrestres, mais c’est plutôt celle de l’âme.

Prophète Mohammed Authentique de Mouslim, narration N°1051.

Aucun d’entre vous ne sera un véritable croyant tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même.

Prophète Mohammed Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°13.

Fais preuve de douceur, car si la douceur se trouve dans une chose, alors elle l’embellit et si la douceur ne se trouve pas dans une chose, alors elle l’enlaidit.

Prophète Mohammed recueil d’Abou Dawoude, Narration n°4808.

alt text

Est-ce donc raisonnable de penser que de tels propos remplis de sagesse soit l’œuvre d’un malade mental ? De plus, de nombreux événements de sa vie nous démontrent clairement que le prophète Mohammed était complètement maître de sa pensée. Par exemple, lorsqu’un de ses fils mourut, une éclipse du soleil eut lieu. Du coup, tout le monde a cru que cette éclipse était un signe de Dieu en hommage à la mort de son fils.

alt text

Si Mohammed avait été un fou qui croyait être un prophète, qu’aurait-il à votre avis répondu à cette interprétation ? N’est-il pas raisonnable de penser qu’il aurait approuvé cette interprétation en disant quelque chose comme : “Oui, vous voyez, cela ne prouve-t-il pas que je suis un prophète ? Alors, je vous l’avais bien dit !” ? Néanmoins, le prophète Mohammed déclara clairement que cette éclipse n’était pas due à la mort de son fils. L’écrivain James Michener dit à ce sujet :

En toutes choses, Mohammed était profondément rationnel. Lorsque son fils bien-aimé, Ibrahim est mort, une éclipse s’est produite et les rumeurs de condoléances personnelles de Dieu apparurent rapidement. À ce sujet, Mohammed aurait alors dit : “Une éclipse est un phénomène de la nature. Il est insensé d’attribuer de telles choses à la mort ou à la naissance d’un être humain”.

James Michener Islam: The Misunderstood Religion, Reader’s Digest, Mai 1955.

alt text

Cet événement ne montre-t-il donc pas que le prophète Mohammed était pleinement maître de ses facultés mentales ? Les personnes atteintes de maladies mentales souffrent également de trouble du comportement, se caractérisant généralement par une attitude violente, dépressive et antisociale. Là encore, ce genre de caractéristique n’était pas présente chez le prophète Mohammed.

L’une de ses femmes rapporte par exemple qu’il n’était pas grossier, qu’il ne criait pas dans les marchés et qu’il n’a jamais frappé une femme. De plus, il ne rendait pas la mauvaise action par une mauvaise, mais pardonnait et effaçait. Thomas Carlyle dit à ce sujet :

Au cours de son existence, nous découvrons en lui un homme fiable, fraternel et authentique. Son caractère était sérieux, sincère, en même temps qu’aimable, chaleureux, sociable et même gai.

Thomas Carlyle On Heroes, Hero-worship and the Heroic in History, p.51-52.

alt text

Ses propos, sa manière de s’exprimer et son comportement ne ressemblent donc pas à une personne atteinte de maladies mentales. Si le prophète Mohammed s’est fait passer pour un prophète parce qu’il était fou, alors cela devrait logiquement se refléter dans ses enseignements. Mais on remarque que les enseignements du Coran relèvent d’une très grande sagesse. Par exemple, le Coran ordonne les êtres humains d’être juste dans toute chose, même si la vérité va à l’encontre de nous-mêmes, de nos proches ou de nos amis.

Ô vous qui croyez, observez la stricte vérité quand vous témoignez devant Dieu, fût-ce contre vous-mêmes, vos parents ou vos proches. Que ce témoignage concerne un riche ou un pauvre, Dieu porte plus d’intérêt à l’un et à l’autre que vous-mêmes. Ne vous fiez pas à vos impulsions au détriment de l’équité. Mais si vous portez un faux témoignage ou si vous refusez de témoigner, sachez que Dieu est de tous vos actes parfaitement Informé.

Le Saint Coran Traduction approximative du sens du verset 135 de la Sourate N°4 ‘Les Femmes’.

alt text

Ce verset reflète une si belle notion de justice que l’université d’Harvard a décidé de l’afficher dans le hall d’entrée de sa faculté de droit ! Autre exemple, les directives que fournit le Coran en matière de finance et d’économie reflètent là encore une très grande sagesse. Celles-ci pourraient même régler la crise économique que nous traversons.

En 2008, dans le contexte de la crise financière et de la venue du pape en France, Vincent Beaufils écrivit dans le magazine économique Challenges :

Au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la loi islamique, nous n’en serions pas là.

Vincent Beaufils Challenges, Le pape ou le Coran, 11 septembre 2008.

Même le Vatican va jusqu’à suggérer que l’on se fonde sur les règles du Coran pour repenser l’économie mondiale. Dans un article intitulé “Idées et propositions de la finance islamique pour l’Occident en crise”, le Vatican déclare :

Nous pensons que la finance islamique peut contribuer à la mise en place de nouvelles règles pour la finance occidentale, étant donné que nous sommes confrontés à une crise, et que cette finance peut surmonter les problèmes initiaux de liquidités, vu qu’il s’agit maintenant d’une crise de confiance dans le système.

L’osservatore Romano Dalla finanza islamica proposte e idee per l’Occidente in crisi, 4 Mars 2009.

alt text

Tout cela n’est-il donc pas suffisant pour quiconque est doué de raison pour comprendre que Mohammed n’était pas un malade mental ? De plus, depuis quand les personnes atteintes de troubles mentaux deviennent des modèles à suivre pour tant de gens ?

L’écrivain David George Hogarth disait au début du 20e siècle :

Sérieux ou trivial, son comportement quotidien a institué un modèle idéal observé consciemment de nos jours par des millions de personnes. Aucune autre personne de la race humaine considérée comme parfaite n’a été imitée si minutieusement.

David George Hogarth Arabia, p.52.

alt text

Et depuis quand les personnes atteintes de troubles mentaux sont-elles capables de réunir un nombre si important de partisans ? En effet, à la mort du prophète Mohammed, on comptait environ plus de 120 000 musulmans ! Aujourd’hui on compte presque deux milliards de musulmans, et huit Français se convertiraient chaque jour en France selon une source BFM TV qui date de 2012 !

L’historien américain John William Draper déclare à ce sujet :

Le fait qu’il ait été le représentant religieux de nombreux empires, et qu’il guide actuellement la vie d’un tiers de l’espèce humaine justifie peut-être le titre de messager de Dieu.

John William Draper A History of the Intellectual Development of Europe, Vol.1, p.330.

alt text

Malgré que le bon sens suggère que le prophète Mohammed ne pouvait pas être atteint de maladies mentales, certains sont allés jusqu’à suggérer que Mohammed était épileptique, et que le Coran était une accumulation de ses marmottements tandis qu’il était en proie à une crise d’épilepsie. Ils basent leur argument en disant que lorsque le prophète recevait la révélation, des symptômes apparaissaient chez lui comme des légers tremblements, des transpirations même lorsqu’il faisait très froid ou encore des pâleurs et des rougeurs du visage. L’orientaliste William Montgomery Watt dit à ce sujet :

Les adversaires de l’Islam ont souvent affirmé que Mohammed était épileptique, et qu’ainsi ses expériences religieuses n’étaient pas valables. En fait, les symptômes décrits ne sont pas identiques à ceux de l’épilepsie, puisque cette maladie conduit à la dégénérescence physique et mentale, alors que Mohammed était en possession complète de ses facultés jusqu’à la fin. Mais, même si cette allégation était vraie, l’argument serait complètement faux et tout simplement fondé sur l’ignorance et les préjugés ; de telles concomitances physiques ne rendent ni valide ni invalide l’expérience religieuse.

W. Montgomery Watt Muhammad At Mecca, p.57.

alt text

En effet, le problème avec cet argument est que le prophète Mohammed possédait toutes ses facultés mentales durant les moments où il recevait la révélation, car il était conscient et n’avait aucune perte de mémoire. Cela est complètement contraire aux symptômes de l’épilepsie, qui déclenchent une paralysie convulsive chez le sujet qui se voit par conséquent privé momentanément de ses facultés intellectuelles, de sa mémoire et de sa conscience. Par ailleurs, les épileptiques ne peuvent pas communiquer et produire un discours intelligible durant une crise ou même durant la récupération de leurs sens après la crise, ce qui n’était pas le cas du prophète Mohammed.

alt text

Comment pourrait-on donc accuser le prophète Mohammed d’être épileptique alors que les symptômes de l’épilepsie et de la révélation ne sont pas les mêmes ? De plus, comment un chrétien pourrait-il accuser le prophète Mohammed d’être épileptique en se basant sur les symptômes de la révélation alors que dans le Nouveau Testament, lorsque Jésus vit un ange alors qu’il était en prière, il se mit à suer ardemment. Dans l’évangile de Luc, on lit :

Alors un ange du ciel lui apparut pour lui redonner du courage. En proie à la peur, il (Jésus) priait avec encore plus de ferveur, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Nouveau Testament Évangile de Luc, Chapitre 22, versets 43-44.

alt text

Si cette accusation faite envers le prophète Mohammed est basée sur les symptômes de la révélation, va-t-on aussi dire que Jésus était épileptique ? Si cette conclusion parait ridicule, comment une personne douée de raison pourrait-elle conclure que le prophète Mohammed était épileptique ? L’historien des religions Theo Van Baaren disait au sujet du prophète Mohammed :

Au siècle dernier, certains savants, voyant dans la religion un sous-produit de l’épilepsie ou d’autres maladies mentales, avancèrent une thèse selon laquelle Mohammed aurait été épileptique, ses extases devenant dès lors des crises. Mais Mohammed ne fut pas plus épileptique qu’il ne fut imposteur.

Theo Van Baaren Les religions d’Asie, de l’Islam au bouddhisme Zen, p.18. Titre original : Van maansikkel tot rijzende zon.

En conclusion, n’est-il pas raisonnable de penser qu’il n’a pas pu se faire passer pour un prophète parce qu’il était fou ou atteint d’une maladie mentale ? Le Coran dit d’ailleurs, selon la traduction du sens :

Ou bien disent-ils qu’il est atteint de démence, alors qu’il ne leur apporte que la stricte vérité ? Mais la plupart d’entre eux ont la vérité en horreur.

Le Saint Coran Traduction approximative du sens du verset 70 de la sourate N°23 ‘Les Croyants’.

2.3.10 : Une parfaite sincérité

alt text

Si le prophète Mohammed a prétendu être un prophète alors que cela n’était pas le cas, il se doit logiquement d’y avoir une raison. En revanche, lorsque l’on analyse la biographie du prophète Mohammed, on constate qu’on n’arrive pas à trouver une raison mondaine qui aurait pu le pousser à une telle revendication. Par conséquent, n’est-il pas raisonnable de penser que la seule raison pour laquelle il s’est proclamé prophète est qu’il en était vraiment un ?

Pour rappel, s’il a prétendu être un prophète alors que cela n’était pas le cas, il existe alors uniquement deux cas :

  • Soit il a menti : c’était un menteur.
  • Soit il était illusionné : c’était un fou, un malade mental.

alt text

Concernant l’accusation de menteur, cela est contraire à ce que nous savons de la personnalité du prophète Mohammed. En effet, nous savons que le prophète Mohammed était connu pour être une personne très honnête. Avant qu’il ne reçût la révélation à l’âge de 40 ans, Mohammed était aimé de tous ceux qui le connaissaient, car il était réputé pour sa grande intégrité.

Par exemple, avant de partir en voyage et par crainte des voleurs, les habitants de La Mecque lui confiaient leurs objets de valeur, car ils savaient qu’ils pouvaient lui faire confiance. Sa réputation d’homme honnête était si grande que les gens le surnommaient “Al Amine” qui signifie en arabe “le digne de confiance”. L’historien John Henry Haaren mentionne à ce sujet :

Il était très fidèle et honnête dans toutes ses œuvres. Il a toujours dit la vérité et n’a jamais rompu une promesse. “J’ai donné ma promesse” disait-il “Et je dois la tenir”. Il est devenu tellement populaire à La Mecque pour être véridique et digne de confiance que les gens lui ont donné le surnom de “Al Amine” qui signifie le digne de confiance.

John Henry Haaren Famous Men of the Middle Ages, p.91.

En sachant cela, est-ce donc raisonnable de penser qu’un homme qui était connu pendant 40 ans pour dire uniquement la vérité, puisse tout d’un coup, devenir l’un des plus grands imposteurs de tous les temps ?

alt text

À l’époque du prophète Mohammed, certains habitants de La Mecque étaient partis faire du commerce près de Jérusalem. Là-bas, ils rencontrèrent l’empereur romain Héraclius 1er qui avait entendu qu’un homme à La Mecque se proclamait être un prophète. Du coup Héraclius les convoqua pour leur poser quelques questions afin d’en savoir plus au sujet du prophète Mohammed. Parmi les questions que posa Héraclius il y avait la question suivante :

Le soupçonniez-vous de mensonge avant qu’il ne tienne le discours qu’il tient aujourd’hui ?

Héraclius Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°7.

La réponse fut négative et donc Héraclius s’exclama :

J’ai compris par cela que s’il n’était pas homme à mentir à l’égard de ses semblables, il ne pouvait pas mentir à l’égard de Dieu.

Héraclius Ibid.

alt text

En effet, est-ce donc raisonnable de penser qu’un homme qui ne ment pas face à de simples créatures puisse mentir à l’égard du Créateur ? Abdoullah ibn Salam, le plus grand rabbin des Juifs à l’époque du prophète Mohammed reconnut sa sincérité à la première rencontre.

Par la suite, il se convertit à l’Islam et déclara :

Lorsque Mohammed arriva à Médine lors de son émigration, les gens affluèrent de partout, et se regroupèrent autour de lui. J’étais parmi ceux qui vinrent à sa rencontre. Quand je l’ai aperçu, je l’ai bien observé et écouté, et j’ai su aussitôt que son visage n’était pas celui d’un menteur.

Abdoullah ibn Salam Recueil d’At-Tirmidhi, Narration authentique n°2673.

alt text

Ce qui prouve aussi son intégrité selon les musulmans, est le fait que malgré les énormes persécutions subies par le prophète Mohammed, il n’a jamais arrêté de transmettre le message. En effet, sa volonté de transmettre le message est restée la même malgré les humiliations, les boycotts et les persécutions. Il fut par exemple chassé de La Mecque, sa ville natale, il fut presque lapidé par des enfants, son oncle fut mutilé, certains de ses compagnons torturés et tués, et malgré tout, son engagement est resté le même.

alt text

Sa détermination à transmettre le message est aussi restée la même malgré les différentes propositions de chantage qu’on lui a faite. Un jour, par exemple, Otba, l’un des chefs négociateurs des païens vient voir le prophète Mohammed pour lui faire une offre très intéressante.

Otba vint voir le prophète Mohammed et lui dit :

Si tu veux de l’argent, nous amasserons pour toi assez d’argent pour que tu sois le plus riche d’entre nous. Si c’est le leadership que tu veux, nous te prendrons comme chef et nous ne prendrons jamais de décision au sujet de quoi que ce soit sans ton approbation. Si tu veux un royaume, nous te couronnerons roi.

Otba Biographie du prophète Mohammed de Ibn Hisham, Vol.1, p.293-294.

alt text

Cette offre fut très intéressante, car elle eut lieu bien avant qu’il n’y eût quelques perspectives de succès en vue pour l’Islam, et au début d’une longue et pénible ère de tortures, de souffrances et de persécutions subies par Mohammed et ses compagnons.

Malgré cela, en réponse à cette offre, le prophète Mohammed récita ces quelques versets du Coran :

Voici une révélation du Tout-Clément, Tout-Compatissant ; un Livre aux versets détaillés, un Coran en langue arabe pour des êtres doués d’entendement, qui à la fois annonce une bonne nouvelle et met en garde contre le châtiment. Mais la plupart des êtres humains s’en détournent et refusent de l’entendre.

Ibid.

À une autre occasion, les chefs des païens allèrent voir le deuxième oncle du prophète Mohammed pour qu’il essaye de l’inciter à arrêter de prêcher son message. En réponse, le prophète Mohammed dit à son oncle :

Je jure par le nom de Dieu, Ô mon oncle, que s’ils mettent le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j’abandonne cela, je ne cesserai jamais jusqu’à ce que Dieu fasse triompher l’Islam ou que je périsse en le défendant.

Prophète Mohammed Biographie du prophète Mohammed d’Ibn Hisham, Vol.1, p.265-266.

L’écrivain anglais Alfred Martin dit à ce sujet :

Lisez sa réponse courageuse et sans compromis : “s’ils mettent le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j’abandonne cela, je ne cesserai jamais jusqu’à ce que Dieu fasse triompher l’Islam ou que je périsse en le défendant”. Ces propos pourraient-ils être ceux d’un imposteur ?

Alfred Martin Great Religious Teachers of the East, p.247-248.

2.3.11 : Le comportement d’un équilibré mental

alt text

Concernant maintenant le deuxième cas, l’accusation de fou, nous avons déjà vu précédemment que la personnalité du prophète Mohammed ne s’accorde pas avec celle d’un homme en délire, d’un fou ou d’un illusionné. De plus, de nombreux événements de sa vie nous montrent aussi que le prophète Mohammed avait un caractère hors du commun, incompatible avec un malade mental. Trois exemples suffiront ici.

alt text

Premier exemple : le prophète Mohammed a eu pendant dix ans un serviteur qui l’aidait dans ses tâches quotidiennes. Ce serviteur était un enfant qui s’appelait Anas ibn Malik et c’est sa mère qui décida de le mettre au service du prophète Mohammed.

Par la suite, Anas ibn Malik déclara au sujet de sa fonction de serviteur :

J’ai servi le prophète de Dieu pendant 10 ans et il ne m’a jamais dit une seule fois “houste !”. Lorsque je faisais une chose, il ne me demandait jamais pourquoi je la faisais et lorsque je ne faisais pas une chose, il ne me demandait jamais pourquoi je ne la faisais pas. Le prophète était de ceux qui avaient le meilleur caractère.

Anas ibn Malik Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°6038.

alt text

Deuxième exemple : un jour, alors que le prophète était assis avec ses compagnons dans la mosquée, un Bédouin rentra et se mit à uriner quelque part au sein de cette mosquée. Certains compagnons étaient alors sur le point de s’emparer de lui, mais le prophète Mohammed leur ordonna de le laisser terminer et de ne pas l’interrompre. Le prophète Mohammed leur dit :

Laissez-le terminer, versez ensuite un seau d’eau sur son urine, Dieu vous a suscité pour faciliter les choses et non pour les rendre compliqués.

Prophète Mohammed Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°6128.

Malgré que ce bédouin fit un acte qui mit en colère certains des compagnons, le prophète Mohammed pris en considération que ce bédouin était ignorant et le traita avec gentillesse et politesse. Lorsqu’il eut fini d’uriner, le prophète Mohammed dit calmement à ce Bédouin qu’il ne convenait pas d’uriner ici car les choses impures ne conviennent pas aux mosquées :

Les mosquées ne sont pas des endroits pour les saletés mais uniquement pour se rappeler de Dieu, la prière et la récitation du Coran.

Prophète Mohammed Authentique de Mouslim, narration N°285.

alt text

Troisième exemple : l’histoire de Thoumamah ibn Athal. Thoumamah était un chef de tribu et l’un des plus grands ennemis du prophète. Il tua d’ailleurs quelques musulmans du fait de sa haine envers l’Islam. Un jour, alors qu’il se trouvait dans une région du centre de l’Arabie, il fut capturé par un groupe de musulmans qui décidèrent ensuite de l’attacher à l’un des piliers de la mosquée du prophète à Médine afin d’attendre que le prophète juge de son cas.

Ensuite, lorsque le prophète vint et reconnut que le captif était l’un de ses plus grands ennemis, il ordonna ses compagnons de lui donner à manger et de traire un chameau afin qu’il puisse boire du lait. Ensuite le prophète dit à Thoumamah : “Avec quoi (quel but) es-tu venu, Ô Thoumamah ?” Thoumamah répondit :

Ô Mohammed ! je suis venu avec du bien. Si tu décides de prendre ma vie, alors tu auras tué un homme qui a déjà fait couler le sang. Si tu décides de me libérer, alors tu feras une faveur à quelqu’un qui te sera reconnaissant. Si tu veux de l’argent, alors demandes et je te donnerai n’importe quelle somme.

Thoumamah Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°4372.

alt text

Suite à sa réponse, le prophète partit et revint le lendemain en lui demandant la même question. Thoumamah répondit la même réponse. Entre-temps, Thoumamah était honoré et bien traité et puisqu’il était attaché à l’un des piliers de la mosquée, il ne pouvait qu’observer les musulmans et leurs pratiques religieuses. Le jour suivant, le prophète revient encore le voir pour lui poser la même question et Thoumamah lui donna la même réponse. Suite à cela, le prophète ordonna qu’on le relâche.

Sur le chemin du retour, Thoumamah réfléchit beaucoup sur son expérience, et fut stupéfait en prenant conscience à quel point il fut bien traité malgré son statut d’ennemi. Il retourna donc ensuite à la mosquée pour attester la profession de foi afin de devenir musulman. Il déclara ensuite au prophète :

Par Dieu Ô Mohammed ! aucun visage ne m’était plus détesté que le tien, mais maintenant le visage que j’aime le plus est le tien. Par Dieu, aucune religion ne m’était plus détestée que la tienne, mais maintenant c’est celle que je préfère. Par Dieu, aucune ville ne m’était plus détestée que la tienne, mais maintenant c’est celle que je préfère.

Thoumamah Ibid.

alt text

Ces quelques exemples ne nous démontrent-ils pas un comportement et caractère exemplaire, incompatible avec un homme en délire ? Ce caractère et comportement exemplaire n’est-il pas celui que se doit d’avoir logiquement tout prophète de Dieu ?
L’historienne anglaise Annie Besant disait au sujet du prophète Mohammed :

Quiconque étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, qui sait comment il enseignait et comment il a vécu, ne peut que ressentir du respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de Dieu. Quoique insignifiant que puissent être mes dires pour un lecteur familiarisé aux paroles du prophète, mais chaque fois que je les relis, je ressens une nouvelle admiration et un nouveau respect pour cet incommensurable maître arabe.

Annie Besant The Life and Teachings of Muhammad, p.4.

2.3.12 : Les prophéties d’une équilibré mental

alt text

L’une des caractéristiques d’une personne illusionnée est qu’elle dit de nombreux mensonges tout en pensant dire la vérité. En revanche, le prophète Mohammed n’avait pas du tout cette caractéristique, car il fit de nombreuses prophéties véridiques. Nous allons en citer ici seulement trois, mais nous pourrions en citer plusieurs dizaines.

    • 1) Le compagnon Abou Hourayra rapporte que le prophète Mohammed a dit :

      La fin du monde ne viendra pas…jusqu’à ce que la terre des Arabes retrouve ses pâturages et ses ruisseaux.

      Prophète Mohammed Authentique de Mouslim, narration N°157 b.

      Le géologue américain Allison Palmer déclare à ce sujet : (Déclaration faite à la fin du 20e siècle)

      Peut-être la chose la plus intrigante concernant le rapport entre les textes islamiques et la géologie se trouve dans une parole du prophète Mohammed se trouvant dans le recueil authentique de l’imam Muslim où il déclare que l’un des signes de la venue du jour du jugement est que la terre des Arabes redeviendra fertile, verte et avec des ruisseaux. Eh bien, les preuves archéologiques et géologiques que cette terre était autrefois verte et le redeviendra date de moins d’un siècle.

      Allison Palmer Video disponible prochainement dans le film raisonne
    • 2) Toujours d’après le compagnon Abou Hourayra, le prophète Mohammed a dit :

      La fin du monde ne viendra pas…jusqu’à ce que les gens se concurrencent dans l’élévation des constructions de bâtiments.

      Prophète Mohammed Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°7121.

      Dans une autre parole, le prophète Mohammed a dit au sujet des signes de la fin du monde :

      Que tu vois les va-nu-pieds, indigents, gardiens de moutons, se concurrencer dans l’élévation des constructions.

      Prophète Mohammed Authentique de Mouslim, narration N°8 a.

      Interrogé au sujet de ces “va-nu-pieds, indigents, gardiens de moutons”, le prophète Mohammed répondit :

      Il s’agit des Arabes.

      Prophète Mohammed Recueil de l’imam Ahmad, Narration authentique n°2926.

alt text

Cette prophétie n’est-elle pas clairement apparue à notre époque ? Ne voit-on pas les gens se concurrencer dans l’élévation des constructions et se vanter de leur hauteur ?
De plus, on remarque que cela est d’autant plus avéré chez les Arabes car parmi les trois plus grands gratte-ciel construits aujourd’hui, deux se trouve dans la péninsule Arabique.

alt text

Aujourd’hui en 2015, le plus grand gratte-ciel au monde se trouve aux Émirats arabes unis (à Dubaï) avec une hauteur de 828 m et le troisième plus grands gratte-ciel se trouve en Arabie Saoudite (à La Mecque) avec une hauteur de 601 m. Il est intéressant de noter que quelques décennies en arrière, la ville de Dubaï n’était qu’un simple désert où vivaient des gardiens de moutons.

alt text

À noter aussi que les Arabes d’Arabie Saoudite s’apprêtent bientôt à détrôner les Arabes des Émirats arabes unis car ils sont actuellement en train de construire une tour dans la ville de Djedda de 1 001 m de hauteur. Au départ, cette tour devait même faire 1 mile de hauteur (environ 1 600 m). La fin de la construction est prévue pour l’année 2019 et si ce projet se termine, cette tour deviendra officiellement la plus grande du monde.

  • 3) Toujours d’après le compagnon Abou Hourayra, le prophète Mohammed a dit :

    La fin du monde ne viendra pas…jusqu’à ce que les tremblements de terre se multiplient.

    Prophète Mohammed Authentique d’Al-Boukhari, Narration N°7121.

    La Société Américaine de géologie déclare lors d’un communiqué d’octobre 2014 :

    Au cours de la dernière décennie de décembre 2004 à octobre 2014, 18 grands tremblements de terre se sont produits à l’échelle mondiale, contre 71 de 1900 à mi-2004, ce qui donne une augmentation du taux effectif de 265 %.

    Société Américaine de géologie Conférence annuelle de la GSA à Vancouver, 2014, Papier n°178-1.

Toutes ces prophéties véridiques sont-elles compatibles avec un homme illusionné pensant dire la vérité alors qu’il ment ? Par conséquent, si le prophète Mohammed n’était ni un menteur, ni un fou, n’est-il pas raisonnable de penser qu’il était un vrai prophète ?


2.3.13 : Conclusion

alt text

Les premières personnes à avoir accusé le prophète Mohammed de ne pas être un prophète sont les polythéistes de son époque. Lorsque le prophète Mohammad commença à appeler les gens à adorer uniquement le seul et unique Dieu, les dirigeants polythéistes à l’époque se sont sentis menacés.

alt text

Pourquoi ? Car il est important de comprendre que les Arabes polythéistes de l’époque attachaient beaucoup d’importance à leur civilisation et à leur culture. Ils étaient fiers de ce qu’ils étaient. Par conséquent, beaucoup d’entre eux ont rejeté le message de l’Islam par fierté, car cela impliquait de quitter la religion polythéiste de leur ancêtre, ce qui était très mal vu.

Il est important aussi de comprendre que la société de l’époque était une société tribale. Du coup, certains ont rejeté le message par orgueil, car le prophète Mohammed ne faisait pas partie de leur tribu.

alt text

Donc lorsque les leaders polythéistes de l’époque se sont sentis menacés par le message du prophète Mohammed, ils ont essayé par tous les moyens d’arrêter la diffusion du message. Parmi ces moyens, ils ont commencé à diffuser des accusations mensongères à son propos en disant qu’il était un poète, un sorcier, un fou ou une personne qui répétait des histoires anciennes.

Cette tentative n’a pas été concluante, car tout le monde à l’époque connaissait bien Mohammed et savait qu’il ne rentrait pas dans l’une de ces catégories. C’est pourquoi Alqama ibn Abdel-Manaf s’adressa un jour aux polythéistes de la tribu de Qouraïch en leur disant :

Ô Qouraïch, un nouveau malheur vient de vous tomber dessus. Mohammed était le jeune homme le plus aimé parmi vous, le plus véridique dans la parole, et le plus digne de confiance, jusqu’à ce que, quand vous avez vu les cheveux gris sur sa tempe et qu’il vous a amené son message, vous l’avez accusé d’être un sorcier, mais il n’en est pas un car nous connaissons parfaitement leurs caractéristiques. Vous avez ensuite dit un poète, mais il n’est pas un poète, car nous avons entendu toutes sortes de poésies. Vous avez dit qu’il était possédé, mais il ne l’est pas, car nous avons vu des possédés, et il ne montre aucun signe de leur délire. Ô homme de Qouraish ! occupez-vous de vos affaires car par Dieu, une chose sérieuse vous est tombée dessus.

Alqama ibn Abdel-Manaf Rapporté dans la biographie du prophète Mohammed éditée par Ibn Ishaq.

De nos jours, les critiques sont divisées d’une manière générale en deux clans principaux :

  • Un groupe A qui affirme que le prophète Mohammed était un menteur qui a menti délibérément en ayant conscience de cela.
  • Un groupe B qui affirme qu’il était un fou, un illusionné qui mentait sans en avoir conscience en pensant réellement être un prophète.
  • Le groupe A avance l’accusation de menteur, car en regardant sa biographie, il remarque qu’il ne pouvait pas être fou et illusionné.
  • Le groupe B avance l’accusation de fou et d’illusionné, car en regardant sa biographie, il remarque qu’il ne pouvait pas être un menteur.

alt text

En résumé, si l’on regroupe les affirmations des deux groupes, cela implique que le prophète Mohammed serait un menteur et un illusionné en même temps, ce qui est impossible. Car comment un homme pourrait-il à la fois être conscient qu’il ment et en même temps ne pas être conscient qu’il ment ? C’est soit l’un soit l’autre…
Lorsque le groupe A prétend qu’il était un menteur, en vue des preuves que nous venons de voir, n’est-ce pas déraisonnable de penser cela ? William Watt disait à ce sujet :

Son acceptation à subir des persécutions pour ses convictions, la haute moralité des hommes qui croyaient en lui et le prenaient comme leader, et la grandeur de son accomplissement final – tout cela ne fait que démontrer son honnêteté fondamentale. Supposer que Mohammed est un imposteur soulève plus de problèmes que cela n’en résout.

William Montgomery Watt Mohammad At Mecca, p. 52.

L’écrivain John Davenport disait quant à lui :

Est-il possible de concevoir, nous pouvons nous demander, que cet homme qui a effectué de si grandes et durables réformes dans son propre pays en substituant la grossière idolâtrie dans laquelle étaient plongés ses compatriotes pendant des siècles pour l’adoration de l’unique vrai Dieu ; qui a aboli l’infanticide, interdit l’utilisation de spiritueux et de jeux de hasard (les sources de dépravation morale), qui a restreint dans des limites relativement étroites la polygamie effrénée qui existait et qui se pratiquait, pouvons-nous donc, nous le répétons, concevoir qu’un si grand réformateur si zélé était un simple imposteur, ou que l’ensemble de sa carrière était fondé sur de la pure hypocrisie ? Pouvons-nous imaginer que sa mission divine était une pure invention de son propre mensonge dont il était conscient depuis le début ? Certainement non, car uniquement une conscience avec des intentions vraiment justes aurait pu conduire Mohammed avec cette manière si régulière et constante sans jamais broncher ou vaciller, sans jamais se trahir lui-même auprès de sa famille proche et ses compagnons les plus intimes, à partir de sa première révélation faite à Khadijah jusqu’à son agonie dans les bras d’Aïcha.

John Davenport An Apology for Mohammed and the Koran, p.133-134.

Lorsque le groupe B prétend qu’il était fou, en vue des preuves que nous venons de voir, n’est-ce pas déraisonnable de penser cela ?
L’historien américain Samuel Parsons Scott disait au sujet du prophète Mohammed :

En tout état de cause, si l’objet de la religion est l’inculcation de la moralité, la diminution du mal, la promotion du bonheur humain et l’expansion de l’intelligence humaine ; si ce sont la performance de bonnes œuvres qui comptera en ce grand jour où l’humanité sera convoquée à son décompte final, alors il n’est ni irrespectueux ni déraisonnable d’admettre que Mohammed était en effet un prophète de Dieu.

Samuel Parsons Scott History of the Moorish Empire, Vol.1, p. 126-127.

En résumé, en vue de ce que nous connaissons concernant la vie, les actions et la personnalité du prophète Mohammed, n’est-il pas raisonnable de conclure que la seule option possible est qu’il était bel et bien un vrai prophète ?

L’historien Néerlandais des religions Theo Van Baaren disait à ce sujet :

La personnalité de Mohammed a donné lieu aux interprétations les plus divergentes. c’était un homme complexe, beaucoup trop complexe pour être défini en quelques mots. Mais ce qu’on sait de lui permet d’affirmer qu’il fut un authentique prophète, agissant de bonne foi, et guidé seulement par l’Inspiration.

Theo Van Baaren Les religions d’Asie, de l’Islam au bouddhisme Zen, p.17. Titre original : Van maansikkel tot rijzende zon.
Categories: