Les jeux sont faits

Les jeux sont faits

1.4.1 : Un mouvement accidentel de particules ?

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Si l’univers est apparu par accident, que la vie sur Terre est aussi apparue par accident et que l’apparition de l’être humain est aussi un accident, alors, toutes nos pensées seraient par conséquent accidentelles. Mais alors, si nos pensées sont accidentelles, pourquoi devrait-on croire qu’elles sont vraies ?

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Voyez-vous une raison de croire qu’un accident comme nos pensées devrait être capable de donner une explication correcte de tous les autres accidents ? L’athéisme stipule qu’un dieu n’existe pas et que la vie est le résultat de coïncidences et de hasard. Mais est-ce vraiment raisonnable de penser cela ?

Selon l’athéisme, la Création serait donc le produit d’une force aveugle dénuée de volonté. Mais alors, est-ce rationnel de croire qu’une force ou une puissance quelconque, ne possédant même pas une intelligence d’être humain, puisse avoir conçu, créé, formé, assemblé et structuré l’imposant et majestueux univers qui s’offre à nos regards émerveillés ?

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Est-ce rationnel de croire qu’une force ou une puissance quelconque, ne possédant même pas une intelligence d’être humain, puisse avoir conçu la complexité d’une cellule vivante, que certains scientifiques estiment plus complexe qu’une fusée spatiale ? Et que dire de l’intelligence humaine ?

Est-ce vraiment raisonnable de penser qu’une force douée de moins d’intelligence que notre esprit aurait pu nous produire ? Lorsqu’on médite réellement sur l’harmonie qui existe dans l’univers ainsi que sur la parfaite organisation d’une cellule vivante et de notre corps, est-ce raisonnable de croire que tout ceci provient d’un mouvement accidentel des atomes ?  N’est-il donc pas raisonnable de penser que l’athéisme est illogique ?

Le philosophe Anthony Flew affirma d’ailleurs que son changement de pensée s’est effectué en faisant appel à sa raison :

Je dois souligner que ma découverte du divin s’est déroulée sur un plan purement naturel, sans aucune référence à des phénomènes surnaturels (…). Je ne prétends pas avoir eu d’expériences personnelles de Dieu ni une expérience qui peut être qualifiée de surnaturelle ou miraculeuse. En bref, ma découverte du divin a été un pèlerinage de la raison.

Antony Flew There is a God, p.93.

1.4.2 : La chance éliminée avec le bon sens

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La science aussi de nos jours a démontré que la Création ne pouvait pas venir du hasard. Que cela soit l’univers, le système solaire, la planète Terre, une cellule vivante ou l’être humain, le hasard n’a aucune place, selon les dernières découvertes scientifiques. Par exemple, les scientifiques aujourd’hui estiment que les lois de l’univers sont ajustées sur les bonnes valeurs afin de permettre à la vie d’exister.

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Autrement dit, toutes les constantes physiques qui gouvernent notre univers, comme la force gravitationnelle, la vitesse de la lumière ou la masse des électrons ont été réglées de façon extrêmement précise afin de permettre à l’univers de supporter la vie.

L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan dit à ce propos dans une émission radio :

Trinh Xuan Thuan : Si la combinaison des constantes physiques n’était pas celle qu’on observe maintenant dans notre univers, l’univers serait infertile. Et je pourrai vraiment multiplier les exemples.

Présentateur radio : Oui, et ce qui est intéressant à travers ce que vous disiez par exemple lorsque vous preniez l’exemple du proton et du neutron, c’est qu’il faut que ce réglage ne soit même pas un réglage grossier ou approximatif, il s’agit de quelque chose d’extraordinairement précis, et si on s’en écarte, ça y est, patatras, tout tombe.

Trinh Xuan Thuan : Oui, tout tombe à l’eau, comme vous dites. Je vais vous donner encore une coïncidence qui est vraiment extraordinaire, un réglage qui est vraiment extraordinaire qui est dû à l’expansion de l’univers, parce que ça, c’est un réglage vraiment très fin, et ça, c’est dû au réglage de la densité de l’univers. Vous savez, au début, l’univers a connu un Big Bang, donc il est en expansion maintenant, mais celle-ci est en train d’être décélérée (ralentie) parce qu’il y a de la matière dans l’univers, et que la matière exerce une force gravitationnelle qui est attractive, donc qui s’oppose à l’expansion, et donc elle est ralentie. Et on s’aperçoit que la densité de l’univers, la densité de matière dans l’univers, doit être réglée à une précision de 10-60 près. Bon, cela ne veut rien dire à l’homme de la rue, mais je vais vous donner une image qui vous donnera une idée de cette précision extraordinaire. C’est la précision que doit exercer un archer s’il voulait planter une flèche dans une cible de 1 cm2 de côté qui serait placée de l’autre côté de l’univers à 15 milliards d’années-lumière. Vous voyez, c’est vraiment d’une précision extraordinaire.

Trinh Xuan Thuan France Culture, la science et les hommes, 17 avril 1991.

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Les constantes physiques de l’univers sont environ au nombre d’une vingtaine. Ce sont des chiffres avec des virgules et parfois plusieurs dizaines de décimales derrière la virgule. Si on change par exemple au cinquantième rang ou au soixantième rang une seule de ces décimales, eh bien l’univers ne peut pas naître. Le professeur émérite de physique Russel Stannard déclare à ce propos :

Si n’importe quelle valeur de ces lois avait été déterminée par hasard, alors les chances qu’on aurait eues d’avoir un univers avec de la vie, n’importe quelle vie, auraient été de zéro.

Russel Stannard Boundaries of the Knowable : ET, Life and the Universe, Open University.

En effet, si la valeur d’une seule des constantes physiques de l’univers avait été légèrement différente, la vie n’aurait pas pu apparaître. Grishka Bogdanoff confirme aussi cela lors d’une émission télévisée :

Pour nous, l’univers n’est absolument pas né par hasard, lorsqu’on constate toutes ces constantes, lorsqu’on constate que ces grandeurs quantifiées, chiffrées, précises, parfaitement ajustées, qu’elles sont là et que si elles avaient été détraquées ici et là à la vingtième décimale par exemple ou au centième rang, un chiffre à la place d’un autre, l’univers serait resté chaotique.

Grishka Bogdanov Journal de 20h de France 2, 11 juin 2010.

Dans un article du plus prestigieux magazine scientifique des États-Unis, on peut lire :

Le fait que l’univers présente de nombreuses caractéristiques qui favorisent la vie organique comme, par exemple, les constantes physiques qui entraînent les planètes et les étoiles à longue durée de vie, a également conduit certains scientifiques à penser qu’une certaine influence divine pourrait être présente.

Magazine Science Science and God, a warming trend ?, vol.277, 15 Août 1997.

Le célèbre physicien et mathématicien anglais Sir Roger Penrose déclare au sujet de la précision de l’univers :

La précision est si remarquable que la probabilité pour que l’univers initial soit apparu par hasard est inférieure à 1 sur 1010123 (1 sur 10 puissance 10123). Si vous essayez de retranscrire ce nombre qui est 1010123en mettant tous les zéros derrière le un, eh bien sachez que même si vous mettiez un zéro sur chaque particule de l’univers, il manquerait encore des zéros, donc vous n’arriveriez jamais à retranscrire ce nombre, car il n’y a pas assez de place dans l’univers pour mettre tous les zéros de ce nombre. Je pourrais aussi décrire ce nombre avec deux exposants, mais ce serait tricher en quelque sorte. Je voulais simplement vous donner une idée à quel point l’état initial de l’univers était exceptionnel. Et pour certaines raisons, il y a des personnes qui ne veulent pas entendre ce genre de propos et ce genre de théorie, car cela implique un ajustement précis et donc que le hasard n’a aucun rôle, mais la réalité est qu’il y a un ajustement précis, c’est un ajustement précis, il s’agit là d’une précision incroyable dans l’organisation de l’univers à son commencement.

Sir Roger Penrose Extrait d’une de ses conférences, vidéo bientôt disponible dans le film Raisonne.

1.4.3 : Quelques exemples de précision

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Cette probabilité est si petite, car toutes les lois de l’univers sont ajustées d’une façon très précise. L’un des premiers scientifiques a s’être rendu compte de cette extrême précision fut le célèbre cosmologiste anglais Fred Hoyle.

En essayant de comprendre comment les étoiles arrivaient à produire la quantité nécessaire de carbone afin de permettre à la vie d’exister, Hoyle s’aperçut que cela venait de l’ajustement précis des lois de la physique nucléaire. Par la suite, il déclara :

Une interprétation de bon sens des faits suggère qu’un super intendant a interagi avec la physique, la chimie et la biologie, et qu’il n’y a aucune force aveugle dont il serait intéressant de parler dans la nature. Ces faits sont si accablants que cette conclusion n’est presque pas une question à soulever. Je ne crois pas qu’un physicien qui examine les preuves, puisse ne pas conclure que les lois de la physique nucléaires ont été délibérément agencées pour produire cette conséquence à l’intérieur des étoiles.

Fred Hoyle BBC, Horizon, The Anthropic Principle, 18 Mai 1987.

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Partout où nous regardons dans l’univers, nous découvrons que tout est extrêmement précis et calculé. Autre exemple donné par un physicien concernant les noyaux atomiques de béryllium et d’hélium. Pour que la vie puisse exister, les noyaux atomiques de béryllium doivent absorber les noyaux atomiques d’hélium en un laps de temps de 10-16 secondes.

Si cela ne se produit pas dans ce laps de temps, alors les noyaux de béryllium se désintègrent et il n’y aurait pas de carbone ni d’azote dans l’univers et donc pas de vie possible. Les scientifiques se sont donc demandés comment cela était possible pour finalement s’apercevoir que cette fusion d’atomes était rendue possible en raison d’une combinaison d’énergie extrêmement précise entre les deux noyaux.

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Autre exemple avec le nombre d’or (1,618). Selon l’astrophysicien Mario Livio, le nombre d’or est présent dans de nombreux endroits naturels comme dans les cristaux, les tournesols, les coquilles de mollusques ou encore dans la forme de certaines galaxies. En 2010, certaines recherches scientifiques ont même démontrées que le nombre d’or était aussi présent dans la matière même !

Dans un article du magazine Sciencedaily intitulé “Le nombre d’or découvert dans le monde quantique : Une symétrie cachée découverte pour la première fois dans l’état solide de la matière”, on nous explique que les atomes sont réliés les uns des autres par des chaînes qui agissent comme des cordes de guitare, car elles résonnent créant ainsi un ton.

En mesurant la fréquence de ce ton, les chercheurs ont découvert que le ton possèdait un ratio de 1,618 qui est le nombre d’or ! Le scientifique Radu Coldea de l’université d’Oxford dit à ce sujet :

Ici, la tension provient de l’interaction entre les champs atomiques ce qui les fait résonner magnétiquement. Nous trouvons dans ses interactions, une série de notes qui résonnent .Les deux premières notes démontrent une parfaite relation entre elles : le ratio de la fréquence vaut 1,618.

Magazine Sciencedaily Golden Ratio Discovered in Quantum World: Hidden Symmetry Observed for the First Time in Solid State Matter, 7 Janvier 2010.

Si l’univers provient du hasard, pourquoi alors ce ratio tombe-t-il exactement sur le nombre d’or ? Celui-ci aurait très bien pu être égal à 3,746, 7,923 ou 0,226 mais il faut qu’il soit exactement égal à 1,618…

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D’autres exemples remarquables de précision incluent les quatre forces fondamentales, responsables de tous les phénomènes physiques observés dans l’univers. (la force gravitationnelle, la force électromagnétique, la force nucléaire faible et la force nucléaire forte) ainsi que les éléments de base permettant la vie comme l’eau, le carbone et l’oxygène.

Le physicien William Phillips, Lauréat du prix Nobel de physique de 1997, déclare à ce propos :

Je crois que les observations faites sur l’organisation de l’univers physique, ainsi que les ajustements exceptionnels des conditions de l’univers pour permettre le développement de la vie suggèrent qu’un créateur intelligent est responsable.

William Phillips Interview avec le journaliste T. Dimitrov, 19 mai 2002.

1.4.4 : Le système solaire

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Concernant le système solaire cette fois-ci, Sir Roger Penrose a calculé la probabilité à une chance sur 101060 (10 puissance 1060) pour que celui-ci apparaisse par des collisions accidentelles. La probabilité pour qu’une planète comme la nôtre puisse permettre à la vie d’exister est aussi extrêmement faible.

En effet, selon de récentes découvertes en astronomie, pour qu’une planète puisse supporter la vie au sein d’une galaxie, il faut qu’elle remplisse de nombreux facteurs :

  • La planète doit être juste au bon endroit dans la galaxie.
  • Elle doit être composée de roches et de métaux.
  • Elle doit avoir une atmosphère avec suffisamment d’oxygène.
  • Elle doit être à la bonne distance par rapport au Soleil.
  • Elle doit avoir une croûte assez épaisse afin de maintenir la tectonique des plaques.
  • Elle doit être entourée d’une étoile comme le Soleil, dont la température n’est ni trop élevée ni trop basse.
  • Elle doit avoir un satellite comme la Lune qui tourne autour d’elle afin de stabiliser son axe.
  • La température doit être assez élevée dans son noyau afin qu’elle puisse générer un champ magnétique.

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Au total, pour obtenir une planète habitable comme la Terre dans une galaxie de l’univers, il faut qu’environ 20 facteurs soient réunis en même temps. Selon certains chercheurs, la probabilité d’avoir une planète habitable dans une galaxie serait d’une chance sur 1015. Et, étant donné que l’on estime qu’il existe quelques centaines de milliards de planètes dans notre galaxie, il est donc très improbable que la Terre soit devenue habitable par hasard.


1.4.5 : La vie

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Concernant la vie sur terre, certains scientifiques estiment qu’elle est le résultat d’une longue suite d’événements improbables qui se sont produits exactement de la bonne façon pour que nous venions à exister. On nous dit que c’est comme si nous avions gagné un million d’euros à la loterie un million de fois à la suite.

Mais croire cela ne relève-t-il pas davantage de la crédulité que du bon sens et de la raison ? Le célèbre biologiste Francis Crick, lauréat du prix Nobel de médecine en 1962 pour avoir découvert la structure de l’ADN, déclare même, concernant l’origine de la vie :

Ce qui est si frustrant pour notre but actuel, c’est qu’il semble presque impossible de donner une valeur numérique à la probabilité de ce qui semble être une séquence d’événements peu probables.

Francis Crick Life Itself, p.87.

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Certains scientifiques ont calculé que la probabilité pour que le plus petit organisme cellulaire qui existe apparaisse par hasard serait d’environ une chance sur 105035. Cela reviendrait à la chance que vous auriez de deviner un code Pin de plus de 5000 chiffres d’une carte bleue du premier coup.

À titre de comparaison, et pour mieux comprendre la grandeur du nombre 105035, sachez qu’on estime qu’il existe seulement 1080 atomes dans tout l’univers. Lorsqu’on considère donc les probabilités si faibles pour que l’univers, le système solaire, la Terre et la vie apparaissent, comment une raison saine peut-elle penser que tout ceci soit apparu par hasard ?


1.4.6 : Les multivers

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Si l’existence d’un créateur paraît être une déduction logique de ces observations scientifiques, La science aujourd’hui, rappelez-vous, accepte uniquement des explications naturelles. Par conséquent, pour expliquer l’ajustement précis de notre univers sans conclure qu’il existe un Créateur, certains scientifiques ont émis l’hypothèse qu’il existerait une multitude d’univers.

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Cette hypothèse s’appelle la théorie des multivers et constitue la théorie officielle au sein de la science pour expliquer l’ajustement précis des lois physiques. On nous dit que s’il existe des milliards et des milliards d’univers, alors il y en a bien un qui va posséder les bonnes valeurs des lois physiques pour permettre à la vie d’exister. Nous ferions donc partie selon eux de cet univers incroyablement chanceux qui possède le bon ajustement dans les lois de la physique.

L’ironie dans cette histoire est que la science refuse de prendre en considération l’hypothèse d’un Créateur sous prétexte qu’on ne peut pas l’observer, mais en revanche prend en considération l’hypothèse des multivers qui, eux aussi, ne peuvent pas être observés…Le physicien Russel Stannard commente cela en disant :

Cela soulève un autre problème : Comment va-t-on faire pour prouver qu’il existe d’autres univers et que ceux-ci possèdent des conditions différentes ? D’autres univers, par définition, ne font pas partie de notre univers et donc ne peuvent pas être observés. Donc, il se peut que cette idée se trouve en dehors du domaine de la science.

Russel Stannard Boundaries of the Knowable : ET, Life and the Universe, Open University.

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Si la science n’accepte pas l’hypothèse d’un Créateur parce qu’on ne peut pas l’observer, pourquoi accepte-t-elle donc l’hypothèse de plusieurs univers ? La science aurait-elle été piratée par des matérialistes essayant à tout prix de discréditer l’existence de Dieu ?

Lorsqu’un archéologue trouve un objet de poterie et conclu logiquement que le design provient d’un être humain intelligent, la science ne s’oppose pas. En revanche, si l’on attribue aujourd’hui le design présent dans les êtres vivants ou dans l’univers à un Créateur, alors la science juge cette conclusion comme inacceptable. Pourquoi la science devrait-elle être restreinte à expliquer le monde par des causes naturelles et non par des causes logiques ?

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S’il existe plusieurs univers, alors comment sont-ils apparus ? Et qui nous prouve qu’ils ont des conditions différentes de notre univers ? Et pourquoi Dieu n’aurait-il pas créé plusieurs univers ? Cette idée de plusieurs univers ne pose-t-elle donc pas plus de problèmes que cela en résout ? Le physicien Charles Townes, Lauréat du prix Nobel de physique en 1964, commente l’idée de plusieurs univers en disant :

Éviter d’invoquer Dieu pour expliquer le fait que l’univers est si bien ajusté pour permettre à la vie d’exister peut vous forcer à émettre des spéculations extrêmes sur l’existence de milliards et de milliards d’univers.

Charles Townes Science, Science and God, a warming trend ?, vol.277, 15 Août 1997.

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Deuxièmement, cette hypothèse va à l’encontre d’un des principes scientifiques établis par le philosophe Guillaume Ockman. Ce principe est appelé le Razoir d’Ockam et stipule qu’il n’est pas nécessaire de multiplier des entités sans nécessité. Ici, le seul besoin qu’il y ait à recourir à l’hypothèse d’un multivers, est pour éviter la conclusion évidente qu’un créateur existe, et a ajusté de la bonne façon les lois de l’univers. Autrement, y a t-il une nécessité à postuler pour un nombre infini d’univers ?

  Le philosophe Richard Swinburne de l’université d’Oxford confirme cela en disant :

Ce serait le summum de l’irrationalité de postuler pour un nombre innombrable d’univers simplement pour expliquer les caractéristiques spéciales de l’univers, alors que postuler pour une seule entité qui est Dieu ferait l’affaire.

Richard Swinburne The existence of God, p.165.

Troisièmement, cette hypothèse des multivers permettrait seulement d’expliquer pourquoi ces lois sont si précises, mais elle n’expliquerait pas leur origine. Anthony Flew déclara d’ailleurs à ce sujet :

Multivers ou non, on se doit d’abord de se réconcilier avec l’origine des lois de la nature. Ici, la seule réponse viable est l’existence d’un créateur.

Antony Flew There is a God, p.121.

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En effet, le fait qu’il existe des lois au sein de notre univers prouve que le hasard ne peut pas exister. Premièrement car le hasard par définition implique l’absence de lois quelconques. Et deuxièmement car le hasard, pour exister, doit évoluer dans un monde sans lois physiques. Or il existe des lois physiques. Alors si d’un côté ces lois rejettent l’idée du hasard, d’un autre, elles renvoient nécessairement vers l’existence d’une intelligence. Verner Von Brown, disait à ce sujet :

L’idée d’une création est inconcevable sans un créateur. On ne peut pas être exposé à l’ordre et aux lois qui gouvernent l’univers, sans conclure qu’il doit exister un être divin derrière.

Vernher von Braun Lettre à Harold Hill, 1976.

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Les scientifiques athées qui prônent la théorie du multivers pour satisfaire leur croyance matérialiste ne se rendent donc peut être pas compte que cette théorie ne discrédite en rien l’existence d’un créateur. Influencés par leur croyance matérialiste et une science esclave du naturalisme, ils se réfugient toujours derrière leurs conjectures scientifiques afin de pouvoir continuer à écarter l’existence d’un créateur, malgré l’évidence et le bon sens.


1.4.7 : Création à partir de rien ?

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Certains prétendent que l’univers s’est créé à partir de “rien”, car selon eux, la physique quantique a montré qu’il existe des choses pouvant se créer à partir de rien :

Carl Zero : Vous avez un détracteur qui s’appelle Christian Nitschelm et qui dit : “Le fait qu’il y est un commencement n’implique pas forcément l’existence d’une divinité créatrice. La mécanique quantique nous montre qu’à partir de rien, il peut parfaitement apparaître quelque chose”.

Igor Bogdanoff : Mais non, alors là on n’est complètement pas d’accord.

Carl Zero : Alors que dit ce monsieur, il dit que cela s’est produit tout seul ?

Igor Bogdanoff : Mais oui mais ça c’est l’autre thèse, quand on veut effectivement refuser la causalité suprême, on va invoquer les fluctuations quantiques, mais les fluctuations quantiques, elles doivent bien se produire à partir de l’instant où on les évoque. Elles se produisent à partir de certaines contraintes qu’on appelle des lois qui sont des lois quantiques. Ces lois, elles préexistent donc aux fluctuations. Et la grande question qui se pose : Oui d’accord, admettons qu’il y a des fluctuations, mais qui alors a écrit les lois de la fluctuation ? À partir du moment où on ne peut pas répondre à la deuxième question et bien on est renvoyé de nouveau à la conclusion qu’il y a quelque chose qui est effectivement de l’ordre de la transcendance.

Interview des frères Bogdanoff avec Karl Zero Karl Zéro Live, BFM TV.

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Lorsqu’un scientifique nous explique donc qu’à partir de rien peut apparaître quelque chose, ce qu’il ne nous dit pas est que le “rien” dont il parle est en réalité quelque chose : les fluctuations quantiques. Car n’est-il pas déraisonnable et absurde de penser qu’à partir de rien peut apparaître quelque chose ? Le philosophe et scientifique P.J Swart dit à ce sujet :

S’il y a bien quelque chose que nous trouvons inconcevable, c’est que quelque chose pourrait se produire à partir de rien.

P.J Zwart About time, p.239.

Si une girafe apparaissait soudainement dans votre chambre, pourriez-vous croire qu’elle ait apparu à partir de rien, c’est-à-dire sans cause ? N’est-il pas évident qu’à partir de rien, rien ne vient ? Alors n’est-il pas raisonnable de penser que l’univers ne s’est pas créé à partir de rien ?


1.4.8 : Création lui-même ?

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D’autres scientifiques athées, quant à eux, prétendent que l’univers s’est créé lui-même. Mais pour que l’univers puisse se créer lui-même, ne faut-il pas bien entendu d’abord qu’il existe ? Mais il n’existait pas…Prétendre que l’univers s’est créé lui-même reviendrait donc à dire par exemple que votre mère s’est créée elle-même.

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N’est-il donc pas complètement illogique de penser cela ? Croyez-le ou non, malgré l’irrationalité d’une telle revendication, certains scientifiques émettent de nos jours des théories pour essayer de la supporter.

Dans un livre datant de 2010, le célèbre physicien athée Stephen Hawking déclare par exemple :

Parce qu’il y a une loi comme la gravité, l’univers peut et va se créer lui-même à partir de rien.

Stephen Hawking et Leonard Mlodinow The Grand Design.

Le mathématicien John Lennox de l’université d’Oxford commente cette déclaration de Stephen Hawking en disant :

Une absurdité reste une absurdité même si elle est dite par de grands scientifiques.

John Lennox. Conference : A matter of gravity : God, the universe and Stephen Hawking.

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En effet, à en croire Stephen Hawking, l’univers peut se créer lui-même dû à la loi de la gravité. Mais la loi de la gravité est une loi physique qui n’a aucun pouvoir de créer quelque chose. Car une loi physique, par définition, décrit seulement un phénomène, mais ne créée pas le phénomène. Par exemple, la loi de la gravité de Newton ne crée pas la gravité ou bien la matière dans laquelle la gravité opère. John Lennox commente sur ce point en disant :

Je vous soumets donc l’idée que le point de vue d’un athée dans lequel des lois mathématiques engendrent toutes seules l’univers ainsi que la vie, est de la pure science-fiction. 

Ibid.

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De plus, lorsque Stephen Hawking nous dit que l’univers peut se créer lui-même à partir de rien, le “rien” selon lui représente des fluctuations quantiques qui font partie intégrante de l’univers. Donc en gros, Stephen Hawking est en train de nous dire que l’univers peut se créer lui-même mais qu’il doit d’abord exister pour se créer lui-même !

Si tout ceci vous semble confus, c’est normal, car ne s’agit-il pas de spéculations déraisonnables que nous jetterions à la poubelle si nous laisserions parler notre bon sens et notre saine nature ?

Sir Roger Penrose déclare au sujet de la théorie de Stephen Hawking :

Sa théorie n’est pas une théorie, c’est une collection d’idées, d’espoirs et d’aspirations. Et je pense que son livre est un peu trompeur, car il donne l’impression que cette nouvelle théorie va tout expliquer alors qu’il n’en est rien. Ce n’est même pas une théorie et en plus il n’y a aucune observation derrière.

Sir Roger Penrose Premier Radio, 21 septembre 2010.

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Ce cas confirme bien ce qui a été dit dans le chapitre 1.3 : Il est temps de se rendre concernant la non objectivité de certains scientifiques. (Relire la citation de Boyce Rensberger et de Jeffrey Grupp).

Motivés par leur penchant matérialiste, ils émettent d’abord des théories et vont rechercher seulement après les preuves, en espérant que celles-ci vont supporter leur théorie. Sir Roger Penrose continue en disant au sujet de la théorie de Hawking :

Ce n’est pas rare dans les descriptions populaires de la science, d’émettre des théories, notamment autour de la théorie des cordes, qui ne sont absolument pas supportées par les observations.

Ibid.

Conclusion

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En conclusion, s’il est donc raisonnable que l’univers ne soit ni apparu par hasard ou à partir de rien, ni se soit créé lui-même, alors n’est-il pas raisonnable de penser qu’il a été créé par un créateur ?

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Et pouvons-nous pas aussi appliquer le même raisonnement pour l’être humain ? Si nous n’avons pas été créés par hasard ou à partir de rien, et que nous nous sommes pas créés nous-mêmes, quelle est alors la seule autre alternative ? L’existence d’un créateur n’est-elle donc pas la conclusion la plus raisonnable ?

Tout ce que nous venons de voir depuis le début peut très certainement être résumé par une parole de Charles Townes, l’inventeur du laser et Lauréat du prix Nobel de physique en 1964. Dans une lettre écrite en 2002, il déclara :

Je crois fermement en l’existence de Dieu, sur la base de l’intuition, des observations, de la logique, et également de la science.

Charles Townes Interview avec le journaliste T. Dimitrov, 24 mai 2002.

Lors d’une conférence scientifique sur la perception des couleurs, William Thomson Kelvin, l’un des plus grands scientifiques de tous les temps, déclara au sujet de l’athéisme :

Est-il concevable que les couleurs du papillon ou d’une belle fleur soient le résultat d’un concours chanceux d’atomes ? et comment ces couleurs, étant apparu par un concours chanceux d’atomes, ont-elles fait pour donner du plaisir à un autre concours chanceux d’atomes, en l’occurrence ma propre personne, lorsque je regarde ces couleurs et qu’ensuite je devrais…je ne sais pas comment dire la suite. L’idée athée est tellement absurde que je ne vois même pas comment je peux la décrire avec des mots.

William Thomson Kelvin Lecture donnée à l’université Victoria, 1899.
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